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Revue du Raspberry Pi 4

J’ai enfin décidé d’en commander un. Étant un fan d’électronique depuis très longtemps, j’ai toujours été intrigué par le Raspberry PI en ce sens qu’il diffère beaucoup en terme d’utilisabilité par rapport au Arduino. Aujourd’hui, je vous présente un nouveau format d’article. Si ça vous plaît, écrivez en commentaire ce que je devrais essayer ensuite 🙂

PI ou Arduino?

Comme je le dis en intro, un Raspberry et PI et un Arduino, ce sont deux machines complètement différentes. Bien qu’un PI puisse faire à peu près tout ce qu’un Arduino peut faire, c’est bel et bien un PC en soit et non un simple microcontrôleur.  D’ailleurs, le mien venait avec NOOBS préinstallé, un installateur permettant d’installer Raspbian.

Unboxing

Comme vous voyez, le kit que j’ai acheté vient avec un certain nombre de pièces nécessaires au bon fonctionnement du PI. C’est important de savoir que, si vous achetez un PI, vous allez recevoir uniquement le board, sans boîtier, ni carte SD pour installer un système d’exploitation, ni source de courant…

Donc en gros, le kit contient :

  • Deux câbles micro hdmi -> hdmi
  • Une carte SD de 32 go
  • Une clé usb pour la carte SD
  • Un tournevis étoile
  • Un ventilateur pour refroidir
  • Trois dissipateurs de chaleur
  • Un boîtier
  • Un Raspberry PI 4

Lorsque j’ai pu voir l’ensemble des pièces, je dois avouer que j’ai été agréablement surpris de leur qualité. Le boîtier est fait en plastique solide et les fils sont assez longs pour les besoins. Ils ont même pris soin de mettre deux vis de plus 😛

Fait intéressant aussi, le fait qu’ils fournissent la clé USB pour y mettre la carte SD, ça vous ouvre la possibilité de faire votre propre image avec le OS de votre choix, comme Raspbian par exemple.

Le montage

En suivant le guide, ça m’a pris un total de 10 minutes à monter. C’est huit vis et trois dissipateurs à coller sans pâte thermique.

Pour connecter le ventilateur au board, on a qu’à brancher les fils directement dans les pins du PI. Celui-ci a deux modes de fonctionnement, un sur 3v et un sur 5v. Avec le ventilateur connecté et les dissipateurs, ça ressemble à ça :

C’est-y pas assez sexy à ton goût ça, mon Roger?

Honnêtement, je redoutais la prochaine étape… Les boîtiers en plastique sont souvent mal conçus et les trous dans le plastique ne sont pas toujours bien alignés avec les composants.

Mais ici… la perfection!

Aucune vis pour refermer, le couvercle tient à la serre, comme on dit au Québec. Même la micro fente de la micro carte SD est parfaitement alignée! #electroporno

Le test et le verdict

Bon. On parle d’une machine qui clock à 1.5 ghz quad-core avec 4 go de RAM. Ce n’est pas la machine la plus incroyable du monde, mais c’est beaucoup mieux qu’une petite instance VM dans Google Cloud à 20 $ / mois.

Comme premier test, je lui ai mené la vie dure. J’ai installé nodejs et Jenkins pour avoir un serveur CI/DI pour une application Angular. J’ai donc tenté de créer un build dans Jenkins pour le frontend PsychoFacile et faire pointer un nginx sur le dossier résultant de la compilation.

Temps total pour la compilation : 14 minutes

Beaucoup trop long.

Le deuxième test que j’ai essayé c’est de faire rouler un émulateur de Super Nintendo avec Teenage Mutant Ninja Turtle – Turtles in Time sur Higan. Juste de trouver un émulateur, ça été une plaie.

Mais Sylvain… pourquoi t’as pas mis RetroPI?

Je teste les limites. Et elles ont été dépassées ici. Le jeu tourne à 30 FPS dans un écran minuscule, puis à 10 FPS en plein écran. Je me serais attendu à de meilleures performances pour ne rien vous cacher. Mais je comprends que l’OS sous l’émulateur prend beaucoup de ressource.

Le dernier test que j’ai essayé ce weekend a été de rouler Windows 98 sous qemu.

Mais… Sylvain ?!?

J’aurais vraiment aimé revivre l’expérience de coder en QuickBasic sur un PI. Mais non. Après plusieurs heures de recherche et d’essai erreur, l’installation de Windows plante à la validation du CD-KEY (lolz). et oui, j’en ai essayé plusieurs. Aucun message, ça fige.

J’ai fait une recherche rapide pour voir si quelqu’un avait réussi pour Windows XP et il semble qu’une personne y soit parvenu, mais que l’OS démarre en 20 minutes. Damn!

Conclusion

Somme toute, c’est véritablement une belle petite machine. Raspbian roule très bien. J’ai même pu faire une API node qui répondait assez rapidement aussi. Il faut comprendre que ce n’est pas une bombe qui peut remplacer un PC, mais bien un bidule avec lequel on s’amuse (Roger…). Dans un prochain article, je vais tenter de faire un projet pour le mettre en valeur.

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